On nous a souvent fait croire que réussir voulait dire devenir dure.
Qu’il fallait travailler sans pause, mettre ses émotions de côté, et fonctionner comme une machine. On nous a dit que la sensibilité était une faille dans le business.
Pendant longtemps, je pensais qu’il fallait fonctionner comme tout le monde : commencer le travail à 7h, travailler non-stop, être hyper disciplinée tous les jours. Et j’ai essayé… mais ça n’a jamais marché.
Je suis une femme créative, multi-passionnée, et j’ai vite compris que la “hustle culture” telle qu’elle est pensée pour les hommes ne fonctionne pas pour moi. Travailler comme une machine m’épuise, m’éteint, et fait disparaître ma créativité.
Aujourd’hui, j’ai trouvé mon rythme. Un rythme qui me permet de produire du travail premium, de prendre soin de moi, et surtout de garder du plaisir dans mon business.
Voici comment je gère mon studio sans m’épuiser.
Le piège dans lequel tombent beaucoup d’entrepreneuses : Le burn-out de la performance masculine.
Je me suis longtemps forcée à suivre des journées “productives” à la manière masculine : mêmes horaires, même intensité, même pression. Résultat : fatigue chronique, idées bloquées, créativité en berne.
Puis j’ai lu In the Flo d’Alisa Vitti et j’ai compris quelque chose de simple mais puissant : notre énergie, en tant que femmes, n’est pas constante. Elle suit un cycle d’environ 28 jours. Certains jours, je peux plonger dans la stratégie et le deep work, d’autres, mon cerveau veut créer, explorer, imaginer. Et si j’ignore ce rythme, je m’épuise.
Aujourd’hui, j’organise mes journées selon mon énergie. Par exemple :
- Jours de stratégie → je travaille sur des décisions business, des audits, du branding pour mes clientes
- Jours créatifs → moodboards, design, expérimentations visuelles
- Jours plus calmes → admin, organisation
- Jours de repos → vraie récupération, pas juste du temps “libre”
Respecter ce rythme m’a permis de produire mieux, plus vite, et surtout de garder l’énergie pour moi et pour mes clientes.
Le Deep Work (la vraie productivité)
Romantiser son business : Un acte de résistance (et de profit)
Vous voulez le secret pour détruire votre énergie et finir la semaine (ou même la journée) HS ?
Commencer directement sa journée, sans avoir pris le temps pour soi, ne pas prendre le temps de manger, toujours répondre à la demi-seconde à ses client.e.s, et la terminer le soir à 22h sur un bout de bureau en ayant pas vu le soleil de la journée.
Ça peut faire rire, mais ce rythme je l’ai vécu pendant 2 ans.
J’ai lontemps cru que travailler + = travailler mieux. J’ai commencé à vite m’épuiser, mon corps m’envoyait des signaux vraaaiment pas chouette, et ça a même finis par impacter mes relations avec mes proches. Il fallait que je fonctionne autrement : parce que courir partout, sans jamais vraiment avancer, c’était plus possible.
J’ai écris, sur un coin de table, ma journée idéale, celle qui correspondait à tous mes non-négiciables (un non-négociables = activité que tu ne dois jamais reporté, repoussé ou annulé). Et ça ressemblait à un truc comme ça : Sport & mouvement : Marche, pilates ou muscu. Travail : Améliorer mes journées de travail (meilleur endroit, espace plus grand, avoir des plannins à l’avance avec toutes mes tâches), Lecture : Le moment que j’ai trop longtemps sous-estimé (thé & lecture en profitant des derniers rayons de soleils dehors en fin d’après-midi).
J’avais des tâches, mais je savais que si ne les programmais pas, j’allais pas avancer. Et c’est en essayant de comprendre comment mon énergie fonctionne, que j’ai su quelle activité mettre le matin, mes horaires de travail, et mon moment off où je ne faisais rien (la grande nouveauté de 2026).
À ce super emploi du temps qui ME ressemblait, une amie m’a parlé de la force du deep work. En gros, c’est un moment ou tu te focus pendant 4h sur UNE tâche. Et autant vous dire que c’est ce qui la plus révolutionné mes journées. Une tâche qui me prennait 3h, à force de travailler ma concentration, je pouvais la réaliser en 1h40 (j’ai chronométré). Alors oui, dans le monde digital quand lequel on vit, c’est compliqué de travailler sa concentration, mais ce n’est pas impossible.
Mon conseil pour réussir ta séance de Deep Focus :
– 1. Écris ton objectif / ta mission du jour
– 2. Liste tes actions / livrables (en gros, ne te dis pas seulement aujourd’hui, j’avance sur mon blog mais, aujourd’hui, j’aimerais écrire 4 nouveaux articles sur tels et tels sujets).
– 3. Coupe TOUTES tes disctractions (portable en silence, et pièce où tu ne seras pas dérangé.e)
– 4. Et.. si tu en as besoin, ne travaille pas seul.e (j’adore regarder ces vidéos, d’abord pour la musique, puis la méthode pomodoro, et enfin parce que j’ai l’impression d’être accompagné).
RÉSULTAT : J’ai récupéré 2H par jour, et je réussis à faire tout ce que je veux au quotidine : je suis passé d’un robot qui commençait à 7h et finissait à 22h avec de sacrés migraines à …
- Je me lève naturellement vers 6h, sans réveil (promis, ton rythme naturel revient rapidement)
- Je commence ma journée par mes activités non négociables : journaling, lecture, mouvement (Pilates ou sport), skincare – Faut voir comment je suis de meilleure humeur
- À partir de là, je peux me concentrer sur mes projets avec des blocs de 2 à 3h, sans notifications, téléphone hors de portée, Pomodoro vidéo pour rythmer mes sessions. Donc je bosse généralement de 9h30 à 12h (1er bloc) puis de 13h à 16h (2e bloc).
- Je termine mon travail avant 17h, et je fiiiile reprendre ma lecture dehors, prendre l’air ou regarder des vidéos inspirantes ou du contenu safe place.
HAHA et, cerise sur la gateau, je gagne 2x plus maintenant. Comme quoi, être épanouie et rentable, ça existe vraiment.
Pourquoi ta sensibilité est ton plus gros avantage concurrentiel
Côté positonnement au boulot, j’ai toujours essayé de jouer un rôle. D’être celle qui est toujours parfaite, qui adore la hustle life, et qui avait 3 coups d’avances. Mais, en plus de me fatiguer, ce positionnement m’a vite dégouté, et petit à petit mon contenu et ma présence ont finis par s’éteindre.
Et avec l’IA et les outils automatiques, beaucoup de créations deviennent génériques. Le marché du design est saturé, et il est facile de tomber dans le “déjà-vu”.
Mais j’ai compris que ce qui ne peut pas être remplacé par une machine, c’est notre sensibilité. L’intuition, l’empathie, la compréhension émotionnelle d’une marque… ce sont des qualités que seule une vraie personne peut apporter. Donc, j’ai décidé d’arrêter d’être ce que je ne suis pas, pour assumer pleinement qui j’étais. (merci le psy).
Les clientes ne cherchent pas juste un site ou un logo. Elles cherchent quelqu’un qui comprend leur vision, leur histoire et leurs ambitions. Et là, notre sensibilité devient une force incroyable.
Elle permet de :
- Créer des marques authentiques
- Raconter une vraie histoire
- Créer une connexion émotionnelle
Et tu sais quoi ? J’avais enfin arrêter de dire OUI à tout le monde, et j’ai commencé à avoir des projets qui me ressemblaient VRAIMENT. Quelle grâce (non parce que, j’en avais marre des projets qui prennait mon energie et qui me donnait envie de rester au lit le matin).
Le repos est une stratégie de profit
RALENTIR N’EST PAS UNE FORME DE FAIBLESSE. Je le crie pour celles/ceux qui comment moi, pensait que rester active de 7h à 22h était la solution aux millions. Et quand j’ai commencé à gérer mon studio, j’avais souvent l’impression que ralentir serait perçu comme une faiblesse. (Bouhhh, elle a osé décidé de terminer plus tôt) Dormir, prendre des pauses, dire “non”… ça faisait presque culpabiliser.
Rest Is Resistance de Tricia Hersey, c’était ÇA, mon déclic. Le repos n’est pas de la paresse. C’est une stratégie pour réguler ton énergie, ton système nerveux et ta créativité. Sans repos, ta capacité d’innovation chute fortement. (testé et approuvé)
Alors j’ai commencé à protéger mon sommeil, limiter mes projets simultanés et planifier des moments de pause. J’ai planifié. Des. Moments. De. Pause. Et au début je me prenais pour la folle du bus, mais ÇA MARCHE. Mon business n’a jamais été aussi plus solide, et je reste créative sans m’épuiser.
Mon dernier consiel : La structure qui protège la créativité
Beaucoup de créatives pensent que structure = rigidité. Résultat : elles (je) travaillent (travaillais) dans le chaos et perdent de l’énergie.
Mais j’ai découvert que la structure libère la créativité. Moins de décisions à prendre chaque jour → plus d’énergie pour créer, designer et imaginer. C’est bête, mais ça m’a pris 5 ans à le comprendre.
Dans mon studio, ça se traduit par :
- Des process clairs
- Des étapes de projet précises
- Une gestion simple des clients
Si tu es un.e designer comme moi, je ne le répèterais jamais assez : ton processus est ce qui garde ta créativité. Alonrs fonce prendre celui que j’ai créé spécialement pour nous dans mon shop.
Conclusion (enfin) Le vrai équilibre = Soft Life + Deep Work
La réalité, c’est que les deux sont nécessaires. Une entreprise créative a besoin de :
- Structure
- Concentration
- Repos
- Créativité
C’est cette combinaison qui m’a permis de construire un business durable et rentable, sans sacrifier mon énergie ou mon plaisir de créer. Et Dieu merci, je peux enfin dire que je ne subis plus mes journées.
Pour aller plus loin (lectures inspirantes)
Voici quelques livres qui ont beaucoup influencé ma vision du travail :
- Deep Work : Cal Newport
- In the Flo : Alisa Vitti
- Do Less : Kate Northrup
- Rest Is Resistance : Tricia Hersey
Tous parlent de cette idée essentielle : la productivité ne doit jamais détruire ton énergie.
💌 Et si tu veux romantiser ton quotidien créatif, tu peux aussi explorer The Diary :
- Des Monthly Wallpapers pour te garder inspirer
- Playlists de travail pour tes séances de deep work
- Printables créatifs pour romantiser tes journées
Parce qu’un business peut être ambitieux… et doux à vivre.
Avec touuuuut mon amour,
Milie 💌
